20 anni

Polyphonies corses, chants sacrés et profanes enregistrés en live, à la Chapelle Impériale d'Ajaccio

La Chapelle Impériale a été fondée par le Cardinal Fesch. Cette magnifique construction de style néo Renaissance sur un plan de Croix latine a été érigée avec la pierre de Saint Florent. La Chapelle Impériale a reçu sa bénédiction le Dimanche 9 Septembre 1860. C’est la première fois que dans sa structure a eu lieu un enregistrement celui de « Jean Paul Poletti et le Chœur de Sartène ». L’intérieur de la Chapelle et plus particulièrement sa coupole nous ont offert une acoustique d’exception : toutes les conditions techniques étaient réunies pour aboutir à cette réalisation.

L'Oratorio terra mea (2006)

 « Terra Mea » répond à une commande de la Collectivité Territoriale de Corse, qui souhaitait la création d'une œuvre basée sur les courants musicaux qui ont accompagné la vie religieuse sur l'île, afin d'illustrer le thème « 2 000 ans de christianisme en Corse ». 
L'oratorio a été la forme choisie pour cette création musicale car il permet d'installer des bases sonores anciennes dans une thématique musicale du présent, en faisant se côtoyer les voix traditionnelles et les voix lyriques du XIXe et XXe siècle.
Cet oratorio signifie la route d'un peuple entre ombres et lumières, dans le noir et le blanc des espérances séculaires et des mystères imprégnés par les encres païennes que la religion a parfaitement intégrées.

C’est dans ce cadre que Jean Paul Poletti a créé l’Oratorio « Terra Mea ». Cette création musicale, qui s’articule autour du jeu de deux langues (corse et latine) et de la symbolique de toutes les musiques (de la monodie à la polyphonie), se présente sous la forme de l’oratorio, forme ancienne du théâtre religieux, qui met tout particulièrement en valeur les voix, à l’instar de l’opéra.

Cantu di a terra (2003)

Premier album enregistré par les « cinq » qui composent le groupe actuel. Cet album se veut un retour aux sources pour le groupe car c’est un album de pure polyphonie. Malgré tout, on sent toute l’influence de la formation classique de ces chanteurs, ce qui en fait un disque à part dans l’univers de la polyphonie corse. Une touche sartenaise.

 

Messa Sulena (2001)

 Composition de J.-P. Poletti avec le chœur d'hommes de Sartène, l'Orchestre Philharmonique National de Sibiu (Roumanie) sous la direction de Ciprian Para - Chœur lyrique Toscae Gentis di Firenze sous la direction de Silvio Segantini.

J'ai essayé de faire cheminer deux musiques ensemble et qui, finalement n'en font qu'une : la polyphonie corse dans sa formule dépouillée et le chœur classique à quatre voix mixtes. " J.P POLETTI

Cantata Corsica (2000)

Au début, il y a la prière. Pour les richesses de nos jours ; puis ces voix que les vagues jettent sur nos rivages comme cet airain cent fois martelé. Et puis, il y a la tramontane, avec ses flûtes et ses hautbois dansant sur le ciel avec les quatuors de la nuit et aussi cette guitare qui enchante les murs de nos villages l'été venu et qui, sans cesse, égrène les arpèges de l'adolescence. Et la terre qui chante avec ce baryton sans âge au timbre de granit. Tout pourrait être serein, mais les hommes et leur cupidité s'en mêlent en invoquant le rêve pour mieux le trahir, les mois de mai des révolutions humaines n'ont pas toujours les fleurs qu'on demande.
Mais le rêve voyage toujours sur les épaules du vagabond tel un livre où manquerait la dernière page
Cette Cantate est née d'une époque triste (...) Lorsqu'en 1989-90, les frères tournent leurs armes contre leurs frères, écrire cette cantate affirme le refus de céder à la panique morale et intellectuelle qui saisit alors la Corse (...).  Bertrand Dicale

 

Fiori di memoria (1999)

Il y a dans cet album un peu d'un grand voyage à travers la Corse. Du nord au sud, des chants les plus âpres aux instants plus tendres. Des polyphonies rocailleuses du centre de l'île aux partitions retrouvées du Couvent St Damien de Sartène, de la paghjella au lamentu, le chœur d'hommes a voulu en faire un bouquet pour le déposer sur le temps.
Les travaux et les jours sont là, comme les moments les plus sacrés ou d'autres d'infinie solitude. C'est tout un coffret de sons et de couleurs qui, pour nous, sont d'une immense richesse, car ils ne sont ni plus, ni moins que la vieille moisson de l'avenir.

Polyphonies franciscaines (1998)

Lorsque le Père Ulrich a présenté la partition du Transitus de Pietro-Battista Farinelli da Falconara, le chœur a été frappé par la force mélodique des trois parties de cette œuvre écrite à la fin du XIXº. Initialement, cette partition avait été proposée avec un accompagnement d'orgue, mais il était d'usage à Sartène de la chanter a cappella : travail non sans difficulté car la progression des chromatismes de certaines pièces, ainsi que les jeux vocaux des trois voix (ténor, baryton, basse) peuvent parfois au final poser des problèmes d'intonation.  
La technique de composition franciscaine est là, mais outre les positions segmentaires inhérentes à ce style et malgré quelques réminiscences musicales du passé, cette œuvre existe par sa qualité mélodique.
La partition fut amenée à Sartène par les franciscains italiens peu après sa divulgation, où elle fut chantée le jour de la Saint-François, le 4 octobre sans discontinuité jusque dans les années 1920, puis de nouveau grâce au chœur d'Hommes depuis.